Évaluation neuropsychologique de la dyspraxie et du TDC
À La CENTAM, sous la direction scientifique du Dr Dave Ellemberg, neuropsychologue, nous réalisons l’évaluation dyspraxie — ou trouble développemental de la coordination (TDC) — chez l’enfant et l’adulte.

Qui est concerné par la dyspraxie ou le TDC ?
La dyspraxie, ou trouble développemental de la coordination (TDC) selon le DSM-5-TR, touche environ 5 à 6 % des enfants d’âge scolaire. Chez l’enfant, elle se manifeste par des difficultés d’écriture, une maladresse persistante et un évitement des activités sportives. Chez l’adulte, elle entraîne une fatigue motrice, des difficultés d’organisation gestuelle et des répercussions professionnelles souvent sous-estimées. L’origine est neurodéveloppementale, et non un manque d’effort ou de motivation.
Déroulement du bilan neuropsychologique de la dyspraxie
Le bilan neuropsychologique de la dyspraxie se déroule en plusieurs étapes complémentaires. L’anamnèse recueille l’historique développemental et moteur. L’évaluation psychométrique mesure les fonctions ciblées — la coordination motrice, la planification gestuelle, l’intégration visuomotrice et les praxies. L’analyse intégrative croise l’ensemble des résultats afin d’établir un diagnostic de TDC selon les critères du DSM-5-TR. Chaque étape contribue à formuler des recommandations adaptées au profil de la personne évaluée.
Neuropsychologue ou ergothérapeute?
Au Québec, la conclusion diagnostique formelle du TDC relève des médecins, des psychologues et des neuropsychologues. L’ergothérapeute identifie les impacts fonctionnels et assure la rééducation motrice, sans poser le diagnostic formel. Le neuropsychologue est le professionnel indiqué pour le diagnostic différentiel : TDC face au TDAH, au SDNV ou en présence de comorbidités de TSA. Seule une évaluation neuropsychologique complète permet de démêler ces profils. Les familles référées par un ergothérapeute peuvent consulter La CENTAM directement.
Ce que le rapport de la CENTAM permet d’obtenir concrètement
Le rapport neuropsychologique de La CENTAM constitue la documentation requise pour plusieurs démarches concrètes. Pour un enfant, il soutient les aménagements scolaires : temps supplémentaire, accès à un ordinateur, adaptation des activités motrices, voire une demande de dérogation scolaire. Le rapport indique les professionnels vers lesquels orienter la démarche — un ergothérapeute ou un orthophoniste. Pour l’adulte, il documente les accommodements en milieu postsecondaire ou professionnel et identifie les forces cognitives et non uniquement les difficultés.
Pourquoi choisir La CENTAM?
L’évaluation de la dyspraxie réalisée à La CENTAM repose sur des tests psychométriques validés et normés, sélectionnés selon les données probantes les plus récentes. Chaque bilan est supervisé par le Dr Dave Ellemberg, PhD, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, dont l’expertise en neurosciences cognitives guide l’interprétation des résultats. Le diagnostic de trouble développemental de la coordination distingue le TDC des profils similaires — TDAH, SDNV, TSA — et produit un rapport reconnu par les établissements scolaires, les cégeps, les universités et les employeurs au Québec.
La dyspraxie non diagnostiquée chez l’adulte
Le TDC ne disparaît pas à l’âge adulte. De nombreux adultes ont appris à contourner leurs limites motrices sans jamais recevoir de diagnostic, étiquetés « maladroits » ou « peu sportifs ». On observe fréquemment une fatigue disproportionnée lors des tâches gestuelles, des difficultés d’organisation motrice au travail et un sentiment de maladresse chronique. Un bilan neuropsychologique à La CENTAM permet de documenter ces difficultés, d’obtenir des accommodements formels au cégep, à l’université ou au travail, et d’orienter vers les ressources appropriées.
Prendre contact avec La CENTAM
La CENTAM évalue la dyspraxie et le trouble développemental de la coordination (TDC) chez l’enfant et l’adulte à Montréal. Si vous souhaitez poser des questions sur le processus d’évaluation, connaître les prochaines étapes ou planifier une rencontre, notre équipe est à votre disposition. Sous la direction scientifique du Dr Dave Ellemberg, PhD, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, nos neuropsychologues vous accompagnent dès le premier contact pour orienter la démarche en fonction de votre situation.
Frequently Asked Questions
Quelle est la différence entre la dyspraxie et le trouble développemental de la coordination (TDC)?
TDC et dyspraxie désignent la même réalité clinique. TDC, ou trouble développemental de la coordination, est la nomenclature officielle du DSM-5-TR utilisée en Amérique du Nord dans les contextes cliniques et scolaires. Dyspraxie demeure le terme courant, privilégié par les familles, de nombreux professionnels et, en Europe francophone, par les milieux médicaux. Les deux désignent un profil caractérisé par des difficultés à planifier, à coordonner et à automatiser les gestes moteurs. Au Québec, le diagnostic formel utilise la terminologie TDC, tandis que la dyspraxie reste largement employée dans la communication courante entre les familles et les intervenants.
Pourquoi consulter un neuropsychologue plutôt qu'un ergothérapeute pour l'évaluation de la dyspraxie ?
Les deux professions sont complémentaires et interviennent à des étapes différentes. L’ergothérapeute évalue les impacts fonctionnels de la dyspraxie dans la vie quotidienne et accompagne la rééducation motrice, sans pour autant pouvoir établir formellement le diagnostic de TDC au Québec. Le neuropsychologue, lui, établit le diagnostic différentiel en distinguant le TDC du TDAH, du SDNV ou d’autres profils, identifie les éventuelles comorbidités et rédige le rapport clinique requis pour les aménagements scolaires ou postsecondaires. Une famille référée par un ergothérapeute peut consulter directement la CENTAM pour cette étape diagnostique, puis, au besoin, poursuivre la rééducation auprès de l’ergothérapeute traitant.
Mon enfant a reçu une évaluation en ergothérapie. Faut-il refaire une évaluation neuropsychologique ?
L’évaluation ergothérapeutique et l’évaluation neuropsychologique ne se substituent pas l’une à l’autre : leurs objectifs sont distincts et complémentaires. L’ergothérapeute documente les impacts fonctionnels des difficultés motrices sur les activités de la vie quotidienne et scolaire. Le neuropsychologue établit le diagnostic formel, explore le profil cognitif global et identifie les comorbidités éventuelles. Un rapport d’ergothérapie existant est un élément utile que La CENTAM peut intégrer dans sa démarche, mais il ne remplace pas l’évaluation neuropsychologique lorsque le diagnostic formel et les recommandations qui en découlent sont recherchés.
Un adulte peut-il obtenir un diagnostic de dyspraxie ou de TDC pour la première fois ?
Oui. Le TDC peut être évalué et diagnostiqué à l’âge adulte, même en l’absence de documentation antérieure. La CENTAM réalise des évaluations neuropsychologiques chez l’adulte qui n’a jamais consulté pour cette question durant l’enfance. Un bilan à l’âge adulte peut déboucher sur des accommodements en milieu postsecondaire, des adaptations professionnelles et, surtout, sur une compréhension clinique d’un profil longtemps inexpliqué. Plusieurs adultes découvrent leur diagnostic à l’occasion d’une évaluation motivée par une autre préoccupation, ce qui confirme l’importance d’une démarche qui tient compte du profil cognitif global plutôt que d’une mesure isolée de la motricité.
Quels outils sont utilisés lors d'une évaluation neuropsychologique de la dyspraxie ?
L’évaluation repose sur des batteries standardisées et normées selon l’âge qui mesurent la motricité fine, la coordination globale et les capacités de planification gestuelle. Des questionnaires remis aux parents et aux enseignants, lorsque l’évaluation concerne un enfant, ou à la personne elle-même dans le cas d’un adulte, complètent les données observationnelles. Le neuropsychologue sélectionne les outils en fonction du profil et de l’âge de la personne évaluée, afin d’obtenir un portrait fidèle de son fonctionnement réel. Les outils typiquement employés comprennent la M-ABC-3 et le DCDQ.



