Évaluation neuropsychologique de la dysphasie à Montréal
La CENTAM, sous la direction du Dr Dave Ellemberg, PhD, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, propose une évaluation neuropsychologique de la dysphasie (TDL). Le rapport documente le profil cognitif global et contribue au diagnostic.

La dysphasie et le trouble développemental du langage : ce qu'il faut comprendre
La dysphasie est aujourd’hui désignée sous le terme de trouble développemental du langage (TDL) dans les classifications actuelles. Les deux appellations coexistent au Québec. Il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental primaire entraînant des difficultés persistantes de langage oral, en expression, en compréhension, ou les deux. Le terme « primaire » est central : les difficultés ne s’expliquent pas par un autre trouble sous-jacent. Présente dès la naissance, la dysphasie touche environ 7 % des enfants, soit 1 enfant sur 14.
Le rôle du neuropsychologue dans l’évaluation de la dysphasie
L’évaluation neuropsychologique est complémentaire à l’évaluation orthophonique. L’orthophoniste évalue le langage dans ses dimensions spécifiques — expression, compréhension, pragmatique. Le neuropsychologue évalue le fonctionnement cognitif global de l’enfant : fonctionnement intellectuel général, attention, mémoire de travail, fonctions exécutives, habiletés visuo-perceptives et profil psychoaffectif. Cette évaluation contribue au diagnostic différentiel : elle vérifie que les difficultés de langage ne s’expliquent pas par un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), un trouble du spectre de l’autisme (TSA), une déficience intellectuelle ou d’autres conditions aux manifestations similaires.
Les signes qui justifient une évaluation neuropsychologique chez l'enfant
Plusieurs situations orientent vers une évaluation neuropsychologique. Avant 4 ans : absence des premiers mots, vocabulaire très limité, difficultés à comprendre des consignes simples. En âge scolaire : difficultés persistantes en lecture et en écriture malgré un enseignement adapté, compréhension laborieuse des consignes orales, fatigabilité importante lors des tâches de langage. Une évaluation neuropsychologique est particulièrement indiquée lorsque l’enfant présente également des difficultés d’attention, lorsque l’école identifie des besoins au-delà du seul langage, ou lorsqu’un dossier d’accommodations scolaires est envisagé.

Le diagnostic différentiel : distinguer la dysphasie des troubles qui lui ressemblent
L’évaluation neuropsychologique documente le profil cognitif de l’enfant et permet d’écarter les conditions présentant des manifestations similaires au TDL. Elle contribue ainsi à distinguer la déficience intellectuelle légère (profil cognitif uniformément bas), le TDAH (difficultés attentionnelles sans TDL sous-jacent), le TSA, le déficit auditif (qui nécessite une évaluation audiologique complémentaire) et le retard de langage simple (difficultés qui se résolvent spontanément, sans le profil persistant et irrégulier du TDL). Conformément au consensus CATALISE (Bishop et al., 2017), le TDL n’est plus défini par des critères d’exclusion stricts : la présence d’une autre condition n’empêche pas de conclure à un TDL si les critères sont remplis.

Les comorbidités fréquentes associées à la dysphasie
La dysphasie se présente rarement de façon isolée. Les comorbidités documentées dans la littérature (Breault et al., 2019 ; Bishop et al., 2017) incluent le TDAH (difficultés attentionnelles amplifiant les difficultés de langage en contexte scolaire), la dyspraxie verbale (trouble de la programmation motrice des sons, distinct de la dysphasie mais pouvant coexister), le trouble de la coordination motrice (TDC) et les troubles d’apprentissage spécifiques comme la dyslexie. L’évaluation neuropsychologique documente ces comorbidités simultanément, ce qui est particulièrement utile lorsque l’enfant présente un profil complexe.
Le rapport neuropsychologique et les accommodations scolaires pour l’enfant dysphasique
Le rapport neuropsychologique de La CENTAM est un document officiel reconnu par les établissements scolaires québécois. Il appuie la mise en place d’un plan d’intervention individualisé (aide technologique, temps supplémentaire, soutien en orthopédagogie), une demande de dérogation scolaire ou d’accès aux services spécialisés en milieu scolaire. Il peut orienter vers les services du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux ou du Centre intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS/CISSS). Les frais sont généralement admissibles au crédit d’impôt pour frais médicaux. La CENTAM produit l’évaluation et le rapport. Les interventions sont assurées par d’autres professionnels.
La CENTAM et l’évaluation neuropsychologique des troubles du langage
La CENTAM est une clinique montréalaise spécialisée dans l’évaluation neuropsychologique, fondée sous la direction du Dr Dave Ellemberg, PhD, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et auteur de la fiche de référence de l’AQNP sur le trouble développemental du langage. Les neuropsychologues sont membres de l’Ordre des psychologues du Québec (OPQ), garant de la valeur légale des rapports produits. La CENTAM réalise des évaluations neuropsychologiques uniquement. Si vous cherchez un neuropsychologue spécialisé en dysphasie à Montréal, communiquez avec notre équipe pour discuter de la démarche.
Frequently Asked Questions
Quelle est la différence entre la dysphasie et un retard de langage ?
Un retard de langage se rattrape : l’enfant atteint les jalons habituels du développement, souvent avec peu d’intervention spécialisée. La dysphasie (TDL) est un trouble persistant. Les difficultés de langage ne se résolvent pas spontanément et laissent des traces durables sur les apprentissages scolaires et la communication sociale avec les pairs. La persistance des difficultés au-delà de 4 ans, malgré une stimulation adéquate, oriente vers une évaluation formelle. L’évaluation neuropsychologique documente le profil cognitif pour contribuer à cette distinction.
Est-ce que le neuropsychologue peut poser le diagnostic de dysphasie ?
Au Québec, le neuropsychologue, l’orthophoniste et le médecin peuvent légalement documenter un diagnostic de dysphasie (TDL). Dans la pratique clinique, le neuropsychologue contribue à partir du profil cognitif global de l’enfant, idéalement en coordination avec une évaluation orthophonique. Sa contribution spécifique est le diagnostic différentiel : établir que les difficultés de langage ne s’expliquent pas par un TDAH, une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme.
Quels signes chez mon enfant devraient me pousser à consulter un neuropsychologue ?
Plusieurs signes orientent vers une évaluation neuropsychologique : difficultés persistantes à s’exprimer malgré les efforts, peine à comprendre des consignes simples ou à raconter un événement, difficultés en lecture et en écriture qui semblent dépasser un retard ordinaire de développement scolaire. Un cumul de difficultés de langage et d’attention oriente particulièrement vers un bilan cognitif complet. Un suivi orthophonique en cours ne contre-indique pas l’évaluation neuropsychologique. Les deux démarches documentent des dimensions différentes et complémentaires du fonctionnement de l’enfant.
Combien de temps dure l'évaluation neuropsychologique d'un enfant pour la dysphasie ?
L’évaluation neuropsychologique d’un enfant se déroule sur plusieurs rencontres, pour un total de 5 à 8 heures de passation selon le profil. Elle comprend une entrevue clinique initiale avec les parents, une ou deux séances de passation des épreuves avec l’enfant, et une rencontre de remise des résultats. La durée varie selon les épreuves sélectionnées et la nature des difficultés évaluées.
Les frais de l'évaluation neuropsychologique sont-ils remboursés par les assurances ?
Les frais d’évaluation neuropsychologique sont généralement admissibles au crédit d’impôt pour frais médicaux, aux niveaux fédéral et provincial. Certains régimes d’assurance collective couvrent les services de neuropsychologie au même titre que la psychologie — vérifiez directement auprès de votre assureur. Le rapport neuropsychologique produit par un neuropsychologue membre de l’OPQ est un document officiel reconnu, ce qui facilite les démarches de remboursement.



